. Projet pédagogique
La pédagogie de l'École ACCES
La pédagogie d'une école qui se crée en plein Paris, en plein début des années 2000's se doit donc, d'être d'une dimension innovatrice et osée.
Cette stratégie pédagogique doit nécessairement, comme toute notion marketing et éducative qui s'adapte à la cible, se différencier selon le niveau scolaire des collégiens.
Tout comme on forme en sports notamment collectifs, on n'enseigne pas de la même manière, c'est à dire avec les mêmes techniques, précautions (facteurs psychologiques) et prévenances, avec des
jeunes de 12 ans (premier cycle du collège) qu'avec des adolescents de 15 ans (2e cycle du collège) et a fortiori des post-ados de 17 ans (2e cycle du lycée)
Tous n'en mourraient pas, mais tous en étaient atteints
Quoiqu'il en soit fondamentalement, la manoeuvre se doit d'intégrer certaines observations notées officiellement ou officieusement par le monde de l'Education Nationale ou privée et donc par les
média.
Les apports médiatiques même s'ils ne peuvent constituer la ligne de mire du capitaine, ne doivent, ni peuvent être ignorés car ils reflètent le pouls de la société .
Souvent relatés maladroitement car grossièrement et hâtivement et c'est la déformation professionnelle des métiers des médias, il n'en demeure pas moins que certaines cruciales considérations,
fruits de l'expérience acquise au cours du siècle dernier, cà et là, par les enseignants, pédagogues, psychologues, sociologues, éducateurs etc... en tous genres qui les ont relatées, quelquefois
courageusement, sont réelles et concrètes.
Les besoins et donc la demande des jeunes, en matière d'éducation sont le reflet quelque part de l'évolution certes démographique, sociologique, culturelle, mais aussi du mouvement de la Société
Occidentale qui les façonne.
Maria Montessori (1870-1952)
Cliquez sur ce lien SVP, pour mieux découvrir Maria Montessori
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Montessori
Les besoins des jeunes sont le fruit de l'évolution sociologique et donc culturelle
Maintenant, les zones urbaines et rurales, notamment le quartier des Batignolles, sont habitées par des populations issues de l'immigration en provenance de l'Afrique, du Maghreb, Asie etc...
La demande des enfants est d’une manière aussi basique, calquée sur le mode de transmission fondamentalement différent, c a d oral, du savoir à l'intérieur des familles ou via la tradition
familiale
La transmission du savoir via le livre dans ces milieux aux racines culturelles plus éloignées, s'effectue moins généralement que dans les foyers aux racines plus hexagonales.
Le refus de certains pédagogues déjà innovant comme Maria Montessori (photo ci-dessus), amènera à créer ces nouveaux lieus d‘expression du jeune comme les écoles parralèlles par les méthodes
Montessori, Steiner, et plus tard , philosophie anglaise genre Summerhill fondée en 19921, en France , Oratoriens à (Juilly- Saint Mard et innovations en provenance des USA, permettant de lutter
contre les blocages psychologiques des jeunes
Maria Montessori dès les années 1890’s,y formera des enseignants et leur fera prendre conscience de l'importance de l'observation : « observer et non juger »
Pédagogie Summerhill, (GB) , ou (France) Juilly Saint-Mard.

Extrait de Summerhill de A.S. Neill
Summerhill a été fondé en 1921 par A. Neill (1883-1973).
L'école est située dans la ville de Leiston, dans le Suffolk, et se trouve à environ 150 km de Londres.
Certains enfants arrivent à Summerhill âgés de 5 ans, d'autres ont jusqu'à 15 ans. Les enfants restent en général à l'école jusqu'à l'âge de 16 ans. Nous avons en moyenne 25 garçons et 20
filles.
Les enfants logent par classe d'âge avec une responsable (housemother) pour chaque groupe. Les enfants d'âge intermédiaire logent dans un bâtiment de pierre, les plus âgés dorment dans des
cabanes. Seuls un ou deux élèves parmi les plus âgés ont une chambre individuelle. Les garçons sont de deux à quatre par chambre, il en va de même pour les filles. Les élèves ne sont pas soumis à
une inspection des chambres et personne ne fait le ménage derrière eux. Ils sont laissés libres. Personne ne leur dit comment s'habiller : ils portent les habits qu'ils veulent à tout moment.
Lorsque avec ma première femme nous avons démarré l'école, nous avions une idée centrale : faire en sorte que l'école s'adapte aux enfants - au lieu de faire s'adapter les enfants à
l'école.
J'avais enseigné dans des écoles ordinaires pendant de nombreuses années. Je connaissais bien ces méthodes. Je savais qu'elles étaient complètement inadaptées. Elles étaient inadaptées car elles
étaient basées sur une conception adulte de ce qu'un enfant devrait être et de comment il devrait apprendre.
Et bien nous nous sommes engagés dans la conception d'une école qui donnerait aux enfants la liberté d'être eux-mêmes. Pour ce faire, nous devions renoncer à toute discipline, à toute
directivité, à toute suggestion, à tout enseignement moral ou religieux.
Mon point du vue est que tout enfant est sage (wise) et réaliste de naissance. L'enfant livré à lui-même sans aucune forme de suggestion adulte se développe autant qu'il le peut. Logiquement,
Summerhill est un endroit où les gens qui sont doués pour être érudits et qui le souhaite deviennent érudits. Ceux qui ne peuvent que balayer les rues balayeront les rues. Mais nous n'avons pour
l'instant pas produit de balayeur. Je n'écris pas cela par snobisme, car j'aimerais mieux qu'une école produise d'heureux balayeurs plutôt que des érudits névrosés.
A quoi ressemble Summerhill ? Premièrement les cours sont optionnels. Les enfants peuvent les suivre ou ne pas y aller - pendant des années s'ils le veulent.
Les enfants suivent usuellement des cours adaptés à leur âge, mais parfois en fonction de leurs intérêts. Nous n'avons pas de nouvelles méthodes d'apprentissage car nous considérons que
l'enseignement en soi est de peu d'importance. Qu'une école ait ou non une méthode particulière pour l'enseignement de la division par écrit est sans importance, car la division par écrit est
sans importance sauf pour ceux qui veulent l'apprendre. Et l'enfant qui veut apprendre la division par écrit l'apprendra quelque soit la méthode d'enseignement.
Les enfants qui arrivent à Summerhill à l'âge de la maternelle suivent les cours dès le début de leur séjour, mais les enfants qui viennent d'autres écoles jurent qu'ils ne suivront plus jamais
d'épouvantables cours. Ils jouent, font du vélo et se mettent en travers du passage, mais ils gardent leurs distances (fight shy) d'avec les cours. Ceci peut durer des mois. Le temps de
récupération est proportionnel à la haine que leur a donné leur ancienne école. Notre record est une fille qui venait d'un couvent. Elle a traîné pendant trois ans. La durée moyenne de guérison
de l'aversion aux cours est de trois mois.
Néanmoins on apprend beaucoup à Summerhill. Peut-être qu'un groupe de nos élèves de 12 ans ne pourrait pas égaler une classe de même âge en écriture, en orthographe ou en calcul de fractions.
Mais pour un examen requérant de l'originalité, notre groupe battrait les autres à plat de couture.
Il y a de cela quelques années à une Réunion Générale d'Ecole (où les règles de l'école sont votées par l'ensemble de l'école, chaque élève et chaque membre du personnel ayant un vote) quelqu'un
a proposé qu'un certain malfaiteur soit puni en étant privé de cours pendant une semaine. Les autres enfants ont protesté, trouvant que c'était là une punition trop sévère.
Summerhill est peut-être l'école la plus heureuse du monde. Nous n'avons pas d'abstentionnisme et rarement un cas de mal du pays. Nous avons très rarement des bagarres - des querelles, bien sur,
mais j'ai rarement vu une vraie bagarre comme nous en avions quand nous étions enfants. J'entends rarement un enfant pleurer, car les enfants laissés libres ont beaucoup moins de haine à évacuer
que les enfants qui sont opprimés. La haine engendre la haine, l'amour engendre l'amour. L'amour cela signifie approuver l'enfant, et c'est essentiel dans toute école. Vous ne pouvez être du coté
des enfants si vous les punissez et criez après eux. Summerhill est une école où l'enfant sais qu'il est approuvé.
A Summerhill, chacun a les mêmes droits. Personne n'a le droit de monter sur mon piano, et je n'ai pas le droit d'emprunter le vélo d'un enfant sans sa permission. A une Réunion Générale d'Ecole,
le vote d'un enfant de 6 ans compte autant que le mien.
Mais, diront les malins, en pratique bien évidemment les voix des adultes comptent plus. Est-ce que l'enfant de 6 ans n'attend pas de voir comment vous votez avant de lever sa main ? J'aimerais
qu'il en soit parfois ainsi, car nombre de mes propositions sont repoussées. Les enfants libres ne sont pas facilement influencés ; ceci s'explique par l'absence de peur. De fait, ignorer la peur
est la meilleure chose qui puisse arriver à un enfant.
Rythme
Cette société accélère de plus en plus son rythme de vie et transmet ses conventions et « savoirs parallèles à ceux acquis dans l'école« , à une vitesse qui ne laisse que de moins en
moins la place à la précision et au soin (plaisir?), de prendre son temps, pourtant valeurs de base dans la pédagogie à appliquer au jeune..
Cette accélération effrénée du rythme de vie et surtout d’acquisition des connaissances via imposée par la Société via la Famille, perturbe les jeunes élèves qui ont des difficultés quelquefois
d’origines psychologique (chocs, traumats, blocages), favorisant des maladies souvent fatales pour la réussite solaire comme la dyslexie.
Apprendre au jeune le plaisir et les apports de la précision en lui enseignant ses vertus.
Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner qu'à l'image de la société, nos jeunes de leur coté, « font les choses » de plus en plus hâtivement, laissant ainsi fatalement la place à
« l'a peu prè », voire au « brouillon« .
Ce qui leur donnera une démarche scolaire, puis universitaire , puis malheureusement professionnelle, biaisée et qui les écartera d'autant du résultat optimal.
S'en suivent à la source,des difficultés rencontrées dès le primaire dans ce qui doit être les acquis de base et matières contingentes de culture générale (histoire, géo, langues), celles qui
enrichissent l'intérieur, sortes d'arrière-boutiques, aussi importantes que ce qui se trouve sur le comptoir (savoir de base imposé par l'école), lecture déficiente, donc orthographe, calcul
déficient car de plus en plus biaisé par le manque de fréquentation des livres, créant donc de grandes faiblesses en mathématiques,
Apprendre au jeune le plaisir de la précision, de plus en plus exigée plus tard dans la vie professionnelle et personnelle
Pourtant, l'expérience avec les jeunes de collèges, nous démontre qu'en fait, comprenant bien plus que l'on croit, l'insuffisance de la seule culture médiatique, ils sont très demandeurs d'en
savoir plus et mieux sur tout ce qui se présente et qui défile devant leurs yeux ou leurs oreilles, via les écouteurs et surtout, les écrans de toutes sortes (télévisions , ordinateurs, Ipod,
consoles...).
Pour atteindre ce but, la pratique ludique de la répétition, bien connue dans le sport, via les entraînements quotidiens ou multi-hebdomadaires, pour ses bienfaits dans l'acquisition des
connaissances. Elle fut pourtant mise à l'écart depuis les années 68's, sou prétexte d'embrigadement de l'enfant, et sera maintenant indispensable.
En fait, la clé ne serait-elle pas d'apprendre au jeune à ralentir ce rythme et prendre enfin un plaisir sensuel de découvrir le fond des choses ?.
Pour atteindre cette plénitude du travail approfondi, il sera nécessaire d'enfin "s'isoler avec un livre", à l'image de l'Émile ou de l'Éducation, chez Jean-Jacques Rousseau.
Le "pourquoi du comment" , comporte aussi sa part secrète de plaisir.
Apprendre différemment est aussi une des missions d'une école qui se veut Différente et connectée avec les urgences de ce siècle où, les élèves devront avoir d'avantage d'âme que leurs
prédécesseurs des années 70's.
Ils devront vivre dans des organisations davantage, "apprenantes" (Nonaka, Organisation apprenante:
l(23) Voire « La cinquième discipline » P. Senge, Argyris et
), à la fois pour leur vie personnelle et professionnelle.
Des organisations apprenantes étant des lieus de meilleures collaborations car structurantes pour l’Elève (dans le sens étymologique du terme), dans la mesure où l’on renforce à la fois son
savoir et sa compréhension du monde dans lequel on vit, mais aussi de son propre fonctionnement, par le fait de simplement se trouver et vivre dans ce milieu professionnel et même scolaire.
Par là même, on constate que aujourd’hui, un jeune dans toute école se prétendant connectée sur le Monde et la Société de maintenant, à la différence de l’Ecole des années 90’s, 80’s et surtout
de notre jeunesse. , doit donc, maintenant davantage être tournée vers l’Autre (voisin, propre famille) et les Autres (société, copain d’école, environnement culturel, et bien sûr cultures
étrangères).
Apportant ainsi davantage de valeur ajoutée pour l'avenir qui se présentera , en devenant, dès maintenant, rationnellement et irrationnellement, beaucoup plus pluri- disciplinaire, l'École
ouvrira officiellement la porte aux "capacités dormantes" du jeune.
Aujourd'hui, comme l'ont prouvés les systèmes anglo-saxons et latins, un jeune se doit de pratiquer deux langues étrangères dont l'anglais, et avoir, à la différence des années 70's, une
sensibilité artistique rodée, éprouvée par la pratique régulière du sport, d'un instrument de musique, et ou, d'un pinceau et bien sûr de ses mains dont on sait qu‘elles sont la mère de
l‘expression des capacités artistiques donc créatrice du jeune, dans la mesure où elles sont aussi l moyen de mieux car plus concrètement représenter concrètement la pensée et la sensibilité de
l’élève qu’il est et restera tote sa vie.
Une meilleure restitution par meilleure observation du monde qui l‘entoure par une restitution de ses sensations visuelles, physiques et émotionnelles, passe irrémédiablement par les yeux , les
mains et bien sûr l’expression orale.
Celle-ci doit davantage être recentrée chez le jeune des années 2000‘s, car l‘exigence de maintenant dirige le jeune élève par une expression orale plus soignée car non seulement canal notamment
médiatique, par lequel il faudra démontrer , prouver,diriger, influencer, gouverner l‘Organisation que demain, il intégrera dans sa vie professionnelle (entreprise,associations, ) ou personnelle
(famille crée, clubs).
.Déjà grâce à Maria Montessori, dès la fin du 19e siècle on avait noté que :
[1]
«En 1896, Maria Montessori devient la première femme médecin italienne. Elle travaillera pendant dix ans en psychiatrie. C'est là qu'elle découvre que les enfants dits « débiles » qui :
Cette clé vers la Concrétisation et une meilleure Représentation, qui exacerbe les sensibilités intrinsèques du jeune, lui permettra de disposer de meilleures facilités dans l’appréhension, donc
Restitution dans les sciences dures, comme les mathématiques, ou la technologie.
La restitution provenant de l’acquisition du Savoir issu des sciences dures (mathématiques, physiques..) et même molles (musiques, dessin, ), pourra se reporter sur la création artistique,
technologique et l’épanouissement du futur projet personnel du jeune du genre création d’entreprise, approfondissement d’une passion (modélisme, bricolage…).
L’autrichien Rudoph Steiner, (voir photo ci-dessus)a lui apporté aussi sa pierre dans l’édifice de l’innovation pédagogique dans l’Ecole par sa volonté d’intégrer la compréhension du
besoin du jeune de s’épanouir via l’expression de ses sensations corporelles et intellectuelles.
En 1919, sur la proposition du directeur de l'usine de cigarettes "Waldorf-Astoria", il fonde à Stuttgart une école pour les enfants des ouvriers: ce fut la première "école Waldorf", qui devint
l'école-pilote de la pédagogie steinerienne. Aujourd'hui, on compte plus d'une centaine d'écoles Rudolf Steiner dans le monde. Il en existe cinq en France. L'enseignement y est donné sous une
forme qui n'est pas cérébrale et desséchante, mais comporte une imprégnation artistique et des relations judicieuses avec la motricité. L'action harmonisante de ces méthodes pédagogiques explique
le renom qu'elles ont acquis dans les quelques 200 Instituts de rééducation pour enfants handicapés qui les pratiquent.
La constatation de Steiner dans cette Allemagne industrialisante et bétonnante, donc ouvrant la voie à la violence urbaine, est que :
« (voire Delacroix ([3]:
L'éducation est une réponse aux problèmes individuels, sociaux et planétaires
Le choix de systèmes ou méthodes d'éducation est autant un problème psychologique, en contribuant à l'équilibre des personnes, qu'un problème de société , en contribuant à la bonne marche de la
société dans une ambiance paisible. En particulier, un système d'éducation adéquat dans les établissements scolaires, ou ailleurs, est la seule réponse possible aux violences diverses,
qu'elles soient urbaines, conjugales, familiales, politiques, territoriales ou économiques, qui ne font qu'exprimer de profonds malaises.
Malgré des réformes successives nombreuses dans l'enseignement, rien n'est véritablement changé. On se contente de demander aux élèves d'ânonner des textes que bien souvent ils ne comprennent
pas, que ce soit en histoire, géographie, français, math, physique, etc. (Et bien évidemment, ce ne sont pas les enseignants, souvent attentifs et zélés, qui sont en cause). Ces matières n'ont
aucun rapport avec la vie quotidienne des personnes, jeunes ou des adultes, et avec les difficultés qu'elles rencontrent pour se développer et vivre en société. On ne va pas à l'essentiel. A
quand un enseignement, à l'école ou dans des centres de quartiers (ou encore par des cours et consultations individuelles comme j'en propose actuellement), dans lequel on apprendrait
(sous des formes vivantes et non comme des cours magistraux) l'estime de soi, l'affirmation de soi, l'écoute de soi, l'écoute des autres, la gestion des émotions et en particulier de la violence,
la relation amoureuse, la sexualité épanouie, les caractéristiques du masculin et du féminin, le respect de soi, des autres et de l'environnement (respect qui ne signifie pas obéissance mécanique
à une morale mais une décision basée sur un ressenti), la résolution des conflits, la solidarité, la tolérance, le sens de l'initiative, l'expression créative en particulier par l'importance
donnée à l'art (en tant qu'expression des forces profondes - voir mon article la puissance de l'imaginaire), etc.
Or tout cela a déjà été dit et redit, puis mis en oeuvre depuis bien longtemps par de brillants pédagogues, et cela dès le début du siècle dernier, avec succès. Les textes que je présente ici
sont déjà anciens. Dans la forme, ils sont exprimés dans le langage de leur époque, et bien évidemment, d'autres pédagogues ont partagé leurs expériences plus récentes. Toutefois, sur le fond,
ils sont encore en avance sur notre temps. Alors pourquoi ces solutions ne sont-elles pas développées et appliquées? Les textes présentés ici témoignent de la richesse des solutions proposées
depuis longtemps par les pédagogues et philosophes. Nous pourrons constater que cette richesse se révèle dès lors qu'on cherche véritablement et sincèrement à comprendre les forces profondes -
psychologiques et spirituelles - de l'être humain.
On peut résumer la méthode Steiner (1861-1925), ainsi: (Delacroix)
Les principes
1. L'enseignement vise à éduquer l'enfant plus qu'à l'instruire
La pédagogie de Rudolf Steiner est fondée sur la psychologie de l'enfant. Elle attire l'attention sur le caractère global de la représentation chez l'enfant et sur l'éveil tardif de la pensée
abstraite. Elle s'élève contre l'enseignement traditionnel qui veut donner à des enfants un enseignement d'adulte. L'éducateur n'a pas à transmettre une somme de connaissances, mais, tel un
jardinier, il doit dégager, fortifier ou tempérer, redresser et orienter les forces en sommeil, de façon à faire de l'enfant un être harmonieux et complet, s'ouvrant largement à la vie. Dans
les premières années de classe, l'enseignement doit être riche en images, en sentiments, et nourrir l'imagination qui, telle une graine, se développera en même temps que l'enfant. Car il ne
s'agit pas de recevoir à l'école une formation achevée, mais de s'y préparer à la recevoir de la vie. A la fois médecin et artiste, l'éducateur doit connaître parfaitement les lois de
l'évolution de l'enfant.
2. Les trois âges
L'enfant traverse trois périodes principales:
De la naissance à la seconde dentition, il est tout entier organe des sens: très sensible à son entourage, il progresse par l'imitation.
De 7 à 14 ans environ, l'enfant comprend, non par l'intellect, mais avec son coeur. C'est pourquoi il faut lui dispenser un enseignement imprégné de chaleur et de vie, et riche en images qui
éveillent l'enthousiasme ou l'horreur; celles-ci renforcent l'imagination et constituent, à la puberté, la base de la structure morale de l'homme futur. C'est durant cette période que se
forment la sûreté de soi, le courage et le goût des responsabilités. S'adresse-t-on prématurément à l'intelligence abstraite, une rupture risque de se produire entre la clairvoyance et les
possibilités d'accomplissement: la volonté restera faible.
En outre, l'enfant de cet âge a besoin d'une ferme autorité. Il cherche un maître qu'il puisse à la fois aimer et vénérer. Le sens du respect ainsi acquis se transformera plus tard en une
attitude positive et généreuse en face de la vie.
C'est seulement après la puberté que le maître peut enrichir de connaissances abstraites l'intelligence de ses élèves, sans négliger pour autant leurs tendances sentimentales et esthétiques.
C'est l'âge où se forme le jugement.
Deux bouleversements (seconde dentition et puberté) partagent donc en trois phases l'évolution de l'enfant. Mais, de mois en mois, se produisent de subtiles modifications qu'un bon maître ne
saurait ignorer; car faire appel trop tôt ou trop tard à des tendances en formation risquerait de provoquer des mutilations ou des atrophies irréparables dans l'âme de l'enfant.
II - Organisation de l'éducation
1. Un maître unique
Dans les écoles Rudolf Steiner, le maître suit l'élève durant les huit premières années de sa scolarité, sauf dans quelques disciplines (langues étrangères, activités artistiques). C'est ainsi
qu'il réussit à le connaître et à créer avec lui un lien de confiance irremplaçable. Liberté entière lui est laissée dans la manière d'enseigner, car celle-ci doit correspondre à son tempérament
et à celui de ses élèves. Cependant, la méthode Steiner exige du maître un dévouement total. Non seulement il dirige chaque année une classe différente, mais il doit encore trouver à tout moment
le moyen de dispenser, sous une forme imagée et habilement présentée, la science qu'il veut communiquer. Le recours du livre de classe est extrêmement rare: le manuel est remplacé par un cahier
où l'enfant rédige et illustre lui-même le résumé des cours. Cette méthode exige un long travail de préparation, mais elle offre l'avantage de procurer un enseignement immédiatement assimilable
et de ne pas gaspiller les forces de l'enfant.
2. Organisation des classes
Les classes, toujours mixtes, doivent, par la variété des types qu'elles offrent, représenter une image réduite de la société. C'est à l'école que l'enfant fait l'apprentissage de la vie sociale.
Les plus doués fréquentent la même classe que ceux qui le sont moins. Groupés par affinités de tempérament, les enfants apprennent à se discipliner au contact de leurs semblables.
Les carnets de notes n'existent pas: ce qui importe, c'est le progrès de chacun;
Le plaisir et l'efficience de la restitution
L'expérience en sciences de l'éducation, nous démontre aussi, les bienfaits pour "l'amour propre" du jeune, d'apprendre et surtout de démontrer et montrer à ses proches, "la fierté d'apprendre"
et de ressentir qu'on est "monté d'un cran": la restitution est à la fois un moyen de contrôle de son propre niveau de connaissances, mais aussi de mise en valeur collective de l'état de son
savoir, étape très importante dans la mise en confiance du jeune , par la consolidation des "connaissances apparentes"
..L'exposition publique de cet état du savoir chez le jeune, peut bien sûr se faire via les traditionnelles formes d'expression comme les exposés de préférence, oraux mais aussi écrits
Les exposés écrits sont par natures riches en moyens de jauger le niveau d'expression collective des connaissances.
Réapprendre à travailler dans un relatif silence et isolement:
Recentrer la nécessité pour le jeune, de rester à l'écoute et de travailler comme autrefois, dans un contexte de relatif calme, même si aujourd'hui, il est difficile pour un jeune de rester
calme, ambiance générale et médiatique oblige.
Aujourd'hui les jeunes travaillent davantage et cela n'est pas un mal, par groupes plutôt qu' s'isolement.
Néanmoins et surtout dans les familles nombreuses, il sera nécessaire qu'il dispose de son "jardin secret" et qu'il puisse travailler seul.. .pourtant, toujours dans un cadre ludique.
Ces quelques réflexions sur l'apport pédagogique de cette école nouvelle, et tournée sur les besoins et préoccupations d'aujourd'hui, devraient être susceptibles de solidifier les fondations du
collégien.
J M T
Paris, le 15 janvier 2009
BIBLIOGRAPHIE
[1]Bibliograhie de Maria Montessori
Publications [
LA PEDAGOGIE DE RUDOLF STEINER
(1861-1925)
M. Delacroix
Centre Triades
Novembre 1977
Introduction commune à la série d'articles du dossier Éducation, par Alain Boudet
modifier]
(en) Psycho-Geometrica, Association Montessori internationale, Amsterdam, sans date
(en) Psycho-Grammar, Association Montessori internationale, Amsterdam, sans date
(fr) L'Enfant, Desclée de Brouwer, Paris, 1935
(fr) De l'enfant à l'adolescent, Desclée de Brouwer, Paris, 1958
(fr) Pédagogie scientifique, Desclée de Brouwer, Paris, 1958
(it) Psycho-Arithmetica, Garzanti, Milan, 1971
(en) Education and Peace, Kalakshetra, Madras, 1972
(en) The Secret of Chilhood, Orient Longman, Bombay, 1986
(en) The Formation of Man, Kalakshetra, Madras, 1991
(en) To Educate the Human Potential, Kalakshetra, Madras, 1991
(fr) L'Éducation et la paix, Éditions Charles Léopold Mayer, 2002 (ISBN 2-22003-822-X)
[3]:
des appréciations détaillées cherchent à le stimuler. Le redoublement de classe n'a pas de sens non plus, puisque l'âge psychologique compte plus que l'acquisition des connaissances.
n'ont aucun jeu à leur disposition, alors qu'ils ont besoin d'actions pour progresser ;
ont besoin de leurs mains pour développer leur intelligence ».
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Projet pédagogique
La pédagogie de l'École ACCES